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Le centre de recherche de la FLSEG/ISEA

La Faculté Libre des Sciences Economiques et de Gestion (FLSEG) est associée à Lille - Economie - Management, Unité Mixte de Recherche 8179 du CNRS.
Les travaux de recherches développés, théoriques et empiriques, sont menés dans le cadre de son Centre de Recherche.
Favorisant une approche transdisciplinaire, à la croisée de l’économie, de la gestion, de la psychologie et du droit, ces travaux s’inscrivent dans les axes de recherche prioritaires de l’Institut Catholique de Lille :




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1. RISQUE 

1.1. Enchères et finance d’entreprise
Les économistes et les gestionnaires se sont intéressés aux montants des gains acquis par les enchérisseurs et les entreprises cibles, dans les opérations de fusion ou d’acquisition. Empiriquement, il a été établi que le profit total (celui des enchérisseurs plus celui des entreprises cibles) est plus élevé avec des enchères qu’avec des fusions ou acquisitions par négociation (Eckbo et Thorburn 2005 et 2006). Pourtant, les entreprises évitent fréquemment les enchères, au profit des négociations (Boon et Mulherin (2006)).  Véronique Flambard développe un projet qui cherche à expliquer cette enigme.

1.2. Risque en santé
Les modèles théoriques qui analysent les décisions médicales individuelles en situation de risque utilisent des fonctions d’utilité qui dépendent à la fois de la richesse et de l’état de santé. Il en résulte que les conclusions mises en évidence dans le cadre de ces modèles dépendent de la relation de préférence qui existe entre richesse et santé (signe de la dérivée croisée de la fonction d’utilité). Peu d’études empiriques ont cependant été dédiées à cette question, à l’exception notable de Viscusi et Evans (1990), ou encore Evans et Viscusi (1991). En s’appuyant sur le comportement d’appel de victimes indemnisées, les recherches de Nicolas Vaillant s’inscrivent dans cette démarche.

2. SANTE & HANDICAP 

2.1. Valeur de la vie et indemnisation
Pourquoi indemnise-t-on les victimes ? L’argent aurait-il un pouvoir compensateur ? Dans l’affirmative, l’hypothèse d’une substituabilité entre un montant d’argent et un désagrément portant sur la santé psychique ou physique est posée. Par leurs pratiques indemnitaires, c’est d’ailleurs ce qu’implicitement reconnaissent juges, assureurs, et fonds d’indemnisation. La difficulté technique majeure est que les conséquences d’un même dommage corporel peuvent être différentes selon les individus. En sécurité routière par exemple, un même dommage peut présenter des conséquences différentes selon les données physiologiques des victimes (enfants, personnes âgées…) et résulte de prises de risque et de choix d’investissements en sécurité différents. Le juge de fonds doit pourtant estimer in concreto et évaluer les préjudices subis par la victime (préjudices économiques ou non économiques). L’indemnisation monétaire attribuée aux victimes de dommages corporels ne permet pas de réparer leurs préjudices, mais elle apparaît comme le seul moyen de les compenser (« réparation satisfactoire »). Cela pose un certain nombre de questions, auxquelles les travaux de Nicolas Vaillant tentent de répondre à travers un double objectif : mesurer les pratiques indemnitaires et les comparer ; poser les bases d’une harmonisation dans la pratique de la réparation.

2.2. Santé perçue et stress
La vocation des travaux menés par Nicolas Vaillant sur la santé perçue est essentiellement méthodologique. Ses recherches portent sur la fiabilité des indicateurs de santé subjective et sur leur modélisation économétrique. Le domaine d’application est double : d’abord, la santé générale ressentie auto-déclarée ; ensuite, la santé psychique, via la question du stress au travail. Ce thème d’actualité soulève également nombre de questions sur la modélisation microéconomique du stress : s’agit-il d’un coût psychique pur, qu’il convient d’endogénéiser ? d’un trait inhérent à la fonction d’utilité ? d’un état dépendant de la fonction d’utilité ? D’un point de vue économétrique, se pose la question de l’estimation correcte d’une « fonction de stress » ?

2.3. Vieillissement et adaptation
Les recherches menées par Sergé Macé ont pour objectif d’analyser les décisions d’investissement à long terme des individus dans leur santé, décisions risquées par nature, lorsque les individus sous-estiment leur capacité d’adaptation à la dégradation de celle-ci avec l’arrivée de la vieillesse. Il s’agit d’une question importante, de nombreux travaux ayant montré qu’une majorité des individus était victime de ce « mythe de la vieillesse malheureuse » et que ses implications sur les décisions de santé à travers le cycle de vie n’ont pas été encore réellement explorées. La problématique s’inscrit dans le cadre plus général de l’économie comportementale appliquée aux décisions de santé, au-delà des thèmes habituels des comportements addictifs (obésité, tabagisme, consommation de drogue et alcoolisme).

3. SOCIETES & RELIGION 

3.1. Economie constitutionnelle
Nicolaye Lamy achève actuellement une thèse de doctorat sur le thème de l’analyse économique du constitutionnalisme politique. Selon une approche à la croisée du Public Choice et de l’Ecole Autrichienne, il s’agit d’appréhender le comportement de l’homme politique comme celui d’un entrepreneur travaillant sur un marché, le marché politique. Même sur ce marché, il faut des règles pour encadrer les « échanges » ; ces règles répartissent le pouvoir entre chaque politicien et vont favoriser ou non le niveau d’activité sur le marché politique. L’objectif de la thèse est donc de démontrer qu’une certaine règle de constitutionnelle permet de maximiser les objectifs de l’homme politique membre des Institutions Européennes en favorisant le degré de coordination par l’échange.

3.2. Economie du droit
Les recherches en économie du droit font suite aux travaux de Nicolas Vaillant dans le cadre de sa thèse de doctorat. Elles portent sur la dissuasion des comportements criminels et de la violence physique plus généralement, ainsi que sur la mesure de la réponse judiciaire. Les travaux sur l’activité judiciaires sont empiriques ; elles portent sur la mesure de la performance de l’activité de conciliation, et sa capacité à désengorger les tribunaux. Les travaux sur la délinquance concernent l’existence d’interactions dynamiques entre des infractions de catégories différentes, la rationalité des délinquants qui commettent des crimes particulièrement graves la dissuasion des homicides volontaires et enfin l’idée d’une « technologie criminelle ».